L'Île
Maisons étroites, collées les unes aux autres le long des quais, toits qui s'emboîtent. Ici le travail se prépare : échafaudage posé côté quai ou côté ruelle, matériel monté au treuil, passage gardé libre pour les riverains.

Martigues · Bouches-du-Rhône · 13500
Entre l'étang de Berre et la Côte Bleue, les toits de Martigues vivent les pieds dans l'eau. Canaux & Tuiles s'occupe de leurs tuiles canal, de leur zinc et de leurs fenêtres de toit : une fuite à trouver, une lucarne à rhabiller, des gouttières rongées par le sel ou une toiture entière à reprendre. On passe voir, on chiffre gratuitement.
Trois quartiers, trois toitures
Martigues s'est bâtie de part et d'autre des canaux qui relient l'étang de Berre à la mer. Les façades changent de couleur d'une maison à l'autre, mais presque toutes portent la même tuile canal, souvent ancienne, souvent remaniée au fil des générations.
Maisons étroites, collées les unes aux autres le long des quais, toits qui s'emboîtent. Ici le travail se prépare : échafaudage posé côté quai ou côté ruelle, matériel monté au treuil, passage gardé libre pour les riverains.
Maisons de ville à un ou deux étages, génoises sous les avant-toits, vieilles cheminées et terrasses découpées dans la toiture. Les fuites y partent souvent d'un solin fendu ou d'un raccord de terrasse mal repris.
Plus de pente, des vues sur l'étang, des villas et des maisons de village. Là-haut, le mistral frappe les rives sans rien pour le freiner, et les pins du quartier garnissent les gouttières.

Le vent de mer dépose une fine pellicule saline sur tout ce qui dépasse du toit. La tuile s'en accommode ; les crochets de gouttière, les pattes de fixation et le zinc d'entrée de gamme beaucoup moins. Rouille, joints qui lâchent, gouttières qui finissent percées.
C'est pour cela qu'on soigne la zinguerie avec autant d'attention que la couverture, et qu'on choisit des fixations prévues pour le bord de mer, même quand la maison est à quelques rues du rivage.
Suite : le zincL'autre moitié du métier
Une averse sur un toit de Martigues ne se contente pas de glisser sur les tuiles. Elle file dans les noues, court le long des chéneaux, contourne cheminées et lucarnes, puis descend par les gouttières. À chaque passage, une pièce de zinc façonnée et soudée à la main. Une couverture impeccable avec une zinguerie fatiguée finit toujours par fuir.

Demi-rondes ou carrées, en zinc naturel ou prépatiné, avec des crochets choisis pour tenir à l'air salin.
Pentes reprises pour que l'eau ne stagne plus, soudures refaites, noues percées remplacées sur toute leur longueur.
Joues et toitures de chiens-assis recouvertes de zinc, à la manière des maisons de quai, avec un bois vérifié dessous.
Autour des souches, des fenêtres de toit et le long des murs : c'est là que démarrent la plupart des infiltrations.
Protection des murets, des bords de terrasse et des rives battues par les embruns quand le vent tourne au sud.
Sur les tuiles
Chaque intervention commence par un état des lieux sur le toit. Ensuite seulement vient la liste : l'indispensable d'abord, le reste quand vous voudrez.
On suit l'eau à rebours, depuis l'auréole du plafond jusqu'au défaut qui la laisse passer, tuile, solin ou noue, et on bâche si la pluie menace.
Tuiles éclatées, déplacées par le vent ou devenues spongieuses : on remplace ce qui doit l'être en gardant les anciennes saines pour le dessus.
Lignes hautes et bords du toit rescellés, ou reposés sur closoir ventilé, pour que le mistral n'ait plus de prise.
Rangs de génoise ébréchés reconstitués avec des tuiles de même teinte, sans dénaturer la façade ni son alignement.
Souche rejointoyée, chapeau changé, solin refait au mortier ou en zinc : la cheminée cesse d'être la porte d'entrée de l'eau.
Lumière en plus sous les combles : Velux neuf ou à changer, et autour du cadre un raccord pensé pour la tuile canal : la lumière entre, pas l'eau.
Laine ou ouate entre les solives, écran tendu sous la terre cuite lors d'une réfection : sous les toits, les nuits de juillet redeviennent supportables.
Liteaux pourris, chevrons fendus, bois attaqués par les insectes : on traite, on renforce, on remplace les pièces atteintes.
Nettoyage sans jet agressif, traitement contre mousses et lichens, hydrofuge seulement quand la tuile le demande.
Couverture, bois, écran et zinc refaits ensemble, quand réparer ne suffit plus. Les cinq étapes sont détaillées plus bas.
Urgence fuite
Une tuile partie avec le vent, un orage qui trouve le défaut d'un solin, une gouttière qui déborde dans la chambre : dans ces cas-là, on vient d'abord fermer le toit. La réparation soignée suit, dès que la météo le permet.
Un appel ou un créneau de rappel. Décrivez la trace, la pièce touchée, le temps qu'il faisait quand c'est apparu.
Sur le toit et sous le toit, pour trouver le vrai point d'entrée, souvent éloigné de la tache que vous voyez.
Bâche tendue et lestée ou tuiles replacées sur-le-champ ; remplacement et finitions au retour du beau temps.
En attendant : un seau et une serpillière sous l'écoulement, ce qui craint l'eau mis à l'abri, et personne sur un toit glissant, même pour « juste regarder ».
Toiture à refaire
Quand la toiture a fait son temps, on la reprend entièrement, des bois jusqu'au dernier crochet de gouttière. Voici l'ordre des choses.
Toit, zinguerie et combles examinés, photos à l'appui. Le devis chiffre séparément tuiles, bois, zinc et évacuation.
Échafaudage, protections, accès organisé côté rue ou côté quai. Les voisins sont prévenus avant le premier jour.
Tuiles descendues et triées, liteaux neufs, chevrons repris si besoin, écran de sous-toiture tendu.
Courants neufs, couverts anciens ou neufs, génoise, faîtage et rives, puis gouttières, noues et abergements façonnés.
Abords nettoyés, gouttières essayées au tuyau d'arrosage, visite finale ensemble avant le départ de l'échafaudage.
Selon la surface, prévoyez 1 à 2 semaines de chantier. Le soir, la partie découverte est toujours protégée : vous dormez au sec.
Sur le quai
Au bord d'un canal, un chantier se voit de loin, et on tient à ce qu'il fasse bonne impression : échafaudage d'aplomb sur ses semelles, cartons et palettes rangés contre la façade, caisse à outils fermée. La bâche Canaux & Tuiles dit qui travaille ; les passants savent à qui poser leurs questions.
Les fenêtres de toit arrivent emballées et le restent jusqu'à la pose. Les chutes de zinc et les tuiles cassées repartent avec nous : rien ne finit dans l'eau.
Suite : où l'on intervient
Où nous intervenons
L'atelier est au 31 boulevard Camille Pelletan. Dans la commune, on se déplace à Jonquières, sur l'Île et à Ferrières, mais aussi à Saint-Julien, Lavéra, La Couronne et Carro. Et dans les communes voisines :
31 Bd Camille Pelletan, 13500 Martigues · horaires : 7h30-18h, lundi au samedi
Voir notre fiche GoogleQuestions fréquentes
Les réponses tiennent en quelques lignes. Pour le reste, la visite sert justement à ça.
Surtout ce qui est en métal : crochets, pattes, clous, gouttières trop fines. La tuile canal résiste bien. On choisit donc un zinc et des fixations adaptés au bord de mer, et on contrôle la zinguerie à chaque passage.
Le plus souvent, l'habillage des joues ou l'abergement en pied de lucarne a lâché. On ouvre la partie en cause, on vérifie le bois dessous, puis on refait le zinc avant de refermer.
Oui, et souvent : ici, c'est presque la norme. L'accès se prépare à la visite : côté rue ou côté quai, montée du matériel, passage laissé libre aux voisins.
Rarement. Les couverts anciens sont souvent réutilisables ; on remplace en priorité les courants poreux ou fendus, ceux qui conduisent l'eau.
Non. Visite, conseils et devis sont gratuits et n'engagent à rien. Nos attestations d'assurance et nos garanties vous sont transmises en même temps que le devis.
Bien sûr. Une gouttière qui déborde salit la façade, puis abîme la génoise et le mur : mieux vaut s'en occuper tôt, c'est aussi moins coûteux.
Demande de devis
D'abord la nature des travaux, ensuite quelques mots sur le projet, enfin le moment qui vous arrange pour un appel. Après quoi on fixe ensemble une visite, offerte.